Par : Webmaster
Publié : 20 avril 2013

Les temps sont durs.

L’Edito de l’Agglo

Les temps sont durs. « Hui est li temps de tribulacion » comme on disait en 1394. Maintenant on dit c’est la crise. Sauf les fanfarons et les menteurs, personne n’a la baguette magique pour changer l’eau en vin. On entend des gens qui furent longtemps au pouvoir, avant que le peuple des vrais et faux travailleurs ne les envoie se rhabiller, vouloir nous faire croire que brusquement ils auraient retrouvé le mode d’emploi de la baguette à faire les miracles. Sans doute ont-ils profité des leçons de Harry Potter ? Mr. Hollande, qui parait-il n’a rien de ma Sorcière Bien Aimée, se débat comme il peut dans une situation qui ne doit pas grand-chose à la gauche, dont les socialistes héritent, les frais de succession sont lourds, la réalité est têtue (atau pu’ei è pu’ei atau) et la politique n’est pas une science exacte. Comme disait Pierre Dac, « Les prévisions sont difficiles, surtout quand elles concernent l’avenir. » Mais l’avenir c’est beaucoup ce qu’on le fait, et qui ne tente rien … ne risque pas d’avoir une chance d’avoir finalement raison ; comme ceux qui élèvent la voix plus haut que les idées. ? L’impatience de ceux qui souffrent de la situation actuelle se comprend. D’autant que ce n’est pas la crise pour tout le monde. Pessimisme et ressentiment sont les contrecoups d’un désir d’équité trop longtemps contrecarré. On voit bien que la frustration est grande chez les français qui rêvaient d’un changement plus rapide et énergique - c’est humain. Pas forcément réaliste. Attention quand même, socialistes, à fournir un modèle alternatif crédible à opposer au capitalisme. Sous peine d’aboutir à une radicalisation de l’opinion dont on voit bien les bénéficiaires ; et les conséquences. Les optimistes veulent que le pire ne soit jamais sûr ; nous en faisons bien sûr partie (et même parti, de l’optimisme) mais la désespérance fait que le pire est toujours possible.
 
Charles Piron