Par : Webmaster
Publié : 3 février 2013

S’IL S’AGIT D’ÉDUCATION (LAÏQUE) (RÉPUBLICAINE)

L’Edito de l’Agglo

Il s’agit moins de fournir le marché du travail, ou ce qu’il en reste en consommateurs formatés le plus tôt possible dans le moule d’une nécessité professionnelle au service d’impératifs économiques “compétitifs", que de former de futurs citoyens sachant faire le tri parmi le tsunami surinformatif entre l’essentiel et l’anecdotique spectaculaire ; capables de tirer des leçons du passé, ce qui suppose de le connaître ; au fait de l’extrême diversité des cultures, civilisations , croyances, philosophies, façons de vivre et de penser, afin d’être à même de faire de vrais choix conscients et de résistance au prêt à penser et opinions fabriquées. Conscients que le temps consacré par les médias aux évènements est souvent inversement  proportionnel à leur réelle importance ; et que la culture, la vraie, celle qui n’anesthésie pas les neurones, ne sert pas à briller à Qui veut gagner des Millions mais, tout intérieure et discrète, fait l’esprit critique et apprend à penser au lieu de réciter, de mimer, de s’encombrer la tête d’inepties à rendre l’encéphalogramme plat. La culture, connaissance désintéressée et non pas compétence, est menacée dans un monde "vérolé par l’utilitarisme". C’est qu’en période de grandes difficultés économiques et sociales le souci pratique bien réel et compréhensible (un emploi, des sous pour vivre) domine. Au risque de faire oublier qu‘éduquer ne consiste pas à adapter la jeunesse aux circonstances du moment qui passe avec ses théories périmées, ses mythes usés ; mais, le meilleur moyen de prévoir l’avenir étant de le faire et ce sont les futurs hommes et femmes citoyens qui le feront, ça consiste à les en rendre capables. Les rythmes scolaires ont leur intérêt (Celui de l’enfant, paraît-il) Les contenus de l’enseignement au service des buts de l’éducation digne de ce nom ne sont pas de moindre intérêt !

C. PIRON