Par : Webmaster
Publié : 27 janvier

Y a t-il une alternative à l’uberisation ?

Martine Lignères-Cassou : Compte-rendu de la soirée libre-expression

À l’Assemblée nationale, un groupe de travail sur l’économie collaborative que j’ai animé s’est constitué sous l’impulsion de Pascal Terrasse, député de l’Ardèche. Il est l’auteur d’un rapport regroupant 19 propositions pour mieux encadrer l’activité des plateformes numériques.
 
Très rapidement, l’intérêt de notre groupe de travail s’est porté sur « les communs », démarche collective aux antipodes des plateformes que nous connaissons – les GAFA : Google, Apple, Facebook, Amazon – qui s’inscrivent elles, dans une forme renouvelée du capitalisme.
Les GAFA et les communs utilisent la même technologie numérique mais avec des objectifs opposés.
 
Dans le monde du numérique, il y a peu de femmes, en formations (initiale et continue) ou cheffes d’entreprise. Valérie Peugeot, membre de la CNIL, est l’une des rares femmes du secteur, ancienne vice-présidente du Conseil National du Numérique, chercheuse à Orange Labs et présidente de l’association Veille européenne et citoyenne sur les autoroutes de l’information et le multimédia (VECAM).
 

Intervention de Valérie Peugeot :
 
Pour définir les communs, il faut définir le bien commun.
 
Un bien commun est une ressource matérielle ou immatérielle partagée, qui échappe aux régimes traditionnels de propriété publique ou privée et qui est, gérée par une communauté. Les communs n’ont rien de nouveau : jusqu’au XVIIIème siècle, les ressources naturelles étaient en grande partie gérées en régimes de communs avec le partage du four à pain dans un village, ou le partage et l’entretien des ressources naturelles : les pâturages, les forêts.

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